Nikon a officialisé le 29 octobre 2026 le Nikkor Z 120-300 mm f/2,8 TC VR S, un téléobjectif pour hybrides plein format que la marque avait seulement présenté comme « en développement » au printemps. Sa particularité tient en une ligne : un multiplicateur 1,4x intégré, activable d’un simple levier, qui porte la focale à 420 mm sans changer d’objectif ni démonter quoi que ce soit au bord du terrain.
Pour les photographes de sport, de spectacle ou d’animalier, c’est une proposition qui mérite qu’on s’y arrête, même si son prix la réserve d’abord aux professionnels et aux loueurs.
Plan de l'article
Un zoom f/2,8 avec multiplicateur intégré, une première selon Nikon #
Dans son communiqué officiel du 29 octobre, Nikon présente l’objectif comme le premier zoom à ouverture constante f/2,8 doté d’un téléconvertisseur 1,4x intégré, en précisant que cette affirmation repose sur ses propres recherches parmi les objectifs interchangeables annoncés à cette date.
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Concrètement, l’objectif couvre 120-300 mm à f/2,8. Une fois le multiplicateur engagé, on passe à 168-420 mm à f/4. La perte d’un diaphragme est le prix habituel d’un 1,4x, mais l’intérêt est ailleurs : le basculement se fait en une fraction de seconde, l’œil dans le viseur, sans exposer le capteur à la poussière lors d’un changement de bague.
Nikon applique ici une recette déjà éprouvée sur ses longues focales fixes. Le site Phototrend rappelle que le nouveau zoom vient se placer dans la gamme entre le Nikkor Z 400 mm f/2,8 TC VR S et le 600 mm f/4 TC VR S, deux objectifs qui intègrent déjà ce principe.
Ce que dit la fiche technique #
Poids et encombrement
Le constructeur annonce un poids d’environ 2 735 g, soit environ 515 g de moins que l’AF-S Nikkor 120-300 mm f/2,8E FL ED SR VR sorti en 2020 pour les reflex. Le gain est d’autant plus net que l’ancien modèle demandait, sur un hybride, une bague d’adaptation FTZ en plus.
Le zoom et la mise au point sont internes : la longueur ne varie pas quand on tourne les bagues, ce qui garde l’équilibre stable sur un monopode et limite l’aspiration de poussière. D’après la page produit de Nikon France reprise par Phototrend, l’objectif mesure 128 × 353,5 mm et accepte des filtres de 112 mm à l’avant, ainsi que des filtres à glisser à l’arrière.
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Stabilisation et autofocus
La stabilisation optique atteint 6,5 stops selon la norme CIPA 2024. Nikon précise toutefois les conditions de cette mesure : un boîtier Z6III, la position 300 mm, sans multiplicateur, en mode normal, avec un appareil compatible VR Synchro. Autrement dit, le chiffre maximal suppose un hybride qui combine la stabilisation du capteur et celle de l’objectif.
Côté mise au point, l’objectif utilise les moteurs Silky Swift VCM que Nikon réserve à ses optiques les plus rapides. C’est le point clé pour suivre un joueur de tennis ou un patineur, deux disciplines que le communiqué cite explicitement aux côtés du football.
Optique et construction
La formule compte 30 lentilles en 24 groupes, dont 8 lentilles en 5 groupes dédiées au téléconvertisseur, selon Phototrend. On retrouve les traitements Meso Amorphous et ARNEO contre les reflets et le flare, ainsi qu’un diaphragme circulaire à 9 lamelles. Le fût est en alliage de magnésium, protégé contre la poussière et les gouttes, et le collier de pied est compatible Arca-Swiss.
Prix et disponibilité en France #
Le Nikkor Z 120-300 mm f/2,8 TC VR S est annoncé à 15 749 € sur la page produit de Nikon France, avec une disponibilité indiquée au 12 novembre 2026 par Phototrend. À titre de comparaison, l’ancien modèle pour reflex avait été lancé à 10 999 €, d’après le même article.
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L’écart est important. Il s’explique en partie par le multiplicateur intégré, qui remplace un accessoire séparé et une manipulation risquée en plein match. Pour un photographe de sport professionnel, la question n’est donc pas seulement celle du prix d’achat, mais celle du nombre d’objectifs à porter sur une journée de compétition.
Pour qui, et faut-il attendre ? #
Ce zoom vise clairement les photographes qui travaillent en tribune ou au bord du terrain : sport en salle où le f/2,8 compte face à un éclairage moyen, sport extérieur où les 420 mm permettent d’aller chercher l’action au fond du terrain, mais aussi concerts et événements où l’on ne peut pas se déplacer.
Pour l’amateur passionné, mieux vaut d’abord l’essayer, en magasin ou en location, pour vérifier si un objectif de près de 2,8 kg convient à sa pratique avant de s’engager.
Une inconnue subsiste : Phototrend souligne que Nikon n’a pas encore précisé si l’objectif accepte les multiplicateurs externes TC-1.4x et TC-2.0x en plus du convertisseur intégré. Les premiers tests complets, attendus après la mise en vente, diront aussi si la qualité d’image à 420 mm et f/4 tient ses promesses, ce qui sera le vrai juge de cette nouveauté.
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Ce qu’il faut retenir #
Avec ce 120-300 mm, Nikon donne enfin à sa monture Z l’équivalent natif d’un zoom qui n’existait jusque-là qu’en version reflex, à utiliser avec la bague FTZ. En y ajoutant un multiplicateur intégré, la marque propose un outil qui peut remplacer deux objectifs dans un sac de photographe de sport. Le tarif le réserve à une clientèle professionnelle, mais il donne une idée nette de la direction que prennent les téléobjectifs haut de gamme.




